Briac Baudais, lauréat du prix thèse en génie électrique du Club EEA et du GdR SEEDS
le 4 juin 2026
Docteur de l’ENS Rennes, Briac Baudais a reçu le prix de la meilleure thèse en génie électrique 2026, attribué conjointement par le Club EEA et le GDR SEEDS. Une distinction qui récompense des travaux innovants en électrotechnique et en électronique de puissance et autres thèmes relevant de la conversion d’énergie électrique. Nous lui adressons toutes nos félicitations pour ce prix !
Originaire d’Ille-et-Vilaine, Briac Baudais a suivi un parcours en génie électrique, entre IUT GEII à Rennes puis Polytech Nantes. C’est lors de son stage de fin d’études à Mitsubishi Electric R&D Centre Europe (MERCE), que se dessine l’idée de poursuivre en thèse. D’abord hésitant, il se laisse finalement tenter par le défi et l’opportunité d’explorer un sujet en profondeur, dans le cadre d’une thèse CIFRE entre l’ENS Rennes au laboratoire SATIE (sous la direction d’Hamid Ben Ahmed et Gurvan Jodin) et MERCE. « C'était un challenge, je ne connaissais pas le monde de la recherche. Ça m'a fait peur au début et après en avoir discuté avec mes futurs encadrants, ça m'a donné envie d'être vraiment dans la recherche, sur une thématique qui me plaisait. »
Sa thèse, soutenue en juillet 2024, s’intitule « Écoconception en électronique de puissance. Impacts du dimensionnement, de la modularité et de la diagnosticabilité ». Ses travaux portent sur un enjeu central : concilier développement de l’électronique de puissance — indispensable à la transition énergétique — et réduction de son impact environnemental.
Pour cela, ses travaux proposent de concevoir des systèmes modulaires et “diagnosticables”, capables d’être réparés partiellement. Plutôt que de remplacer un équipement complet, seule la partie défectueuse est changée, réduisant ainsi significativement les ressources nécessaires.
Une expérience riche, tant sur le plan scientifique qu’humain. « On apprend à monter un projet sur 3 ans, avec beaucoup d’autonomie. Cela permet de développer une expertise très poussée sur un sujet, mais aussi de mieux comprendre le fonctionnement du monde de la recherche et du monde académique et le monde de l'entreprise. »
Aujourd’hui en post-doctorat, Briac Baudais se concentre davantage sur l’expérimental. Son objectif : mieux comprendre les mécanismes de défaillance des systèmes électroniques pour affiner les stratégies de réparation et de modularité. « Si on parle de diagnostic et de modularité dans en vue du remplacement, on va parler de défaillance et on sait peu de chose sur ce qui se passe quand il y a un défaut en électronique de puissance. Je vais donc étudier expérimentalement la propagation de défaut, quand il y a une casse. »
Son parcours reste ouvert : « Après la thèse, je voulais faire une pause. Je suis parti un an en Amérique du Sud et j'ai fait 6 mois en France pour différentes expériences. Je suis restée en contact avec Hamid et Gurvan et j'ai écrit un article scientifique en lien avec ma thèse, vu de l'Amérique du Sud. La thèse m’a montré que la recherche me plaisait. Mais je ne sais pas encore ce que je ferai après mon post-doc, cela dépendra bien évidemment des opportunités. »
À celles et ceux qui hésitent à se lancer, il souligne la richesse de l’expérience : « C’est très stimulant intellectuellement : on apprend en permanence, on va au-delà de l’état de l’art et on monte en compétences techniquement. Il peut aussi y avoir une vraie qualité de vie et de travail dans les laboratoires et une richesse humaine forte. Je garderai la bonne ambiance générale avec les doctorants que j'ai rencontré. Je retiens aussi des échanges techniques super intéressants avec mes encadrants, une véritable émulsion d'idées. Et le jour de la soutenance, c'est l’accomplissement total : une belle journée !
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Mise à jour le 5 juin 2026